Le roi Soleil, Louis XIV, fut un des monarques les plus idolâtrés de la royauté française. Il instaura, autour de sa personne, un culte monumental, digne de celui voué aux dieux.
Cette idolâtrie n’a rien d’étonnant. De son histoire, l’Homme s’est toujours accroché à des figures plus grandes que lui. Calmant notre culpabilité ou apaisant notre solitude, les figures religieuses ont guidé des millions d’hommes au travers de milliers d’années. D’un homme représentant une divinité, adoré comme s’il en était la réincarnation, l’idole religieuse, tout en restant présente, a laissé place à l’idolâtrie profane d’un individu.
Cet aspect évolutif d’un concept, relevant de l’adoration d’un être humain, nous semblait un questionnement important à tenir. Travailler sur la question de l’idole, c’est travailler sur la nature de l’Homme. Comme si l’Homme ne pouvait vivre sans s’accrocher à un être supérieur, à un but, à un espoir. L’idole représente en l’Homme une évasion à sa condition.
Anastasia Jolly, Oriane Lauriou, Daniela Raison